Digital Skills? Skills in the Digital Age!



Guidage vocal

Numérisation Digital Skills? Skills in the Digital Age!

Publié le 15.09.2020, Dr. Sarah Genner

Nous avons besoin de collaborateurs possédant des compétences numériques! Mais qu’entendons-nous par ce terme? Et ces compétences suffisent-elles, ou bien, en cette ère de transformation, nous faut-il avant tout des personnes flexibles, créatives, avec des compétences sociales et le sens des valeurs?

Dans le cadre de la mutation numérique du monde du travail, tout va-t-il changer? Que cela signifie-t-il pour le recrutement et la formation continue des collaborateurs? Faut-il en premier lieu davantage de collaborateurs disposant de compétences numériques? Ou, tout au contraire, surtout des personnes intègres possédant à la fois des connaissances spécialisées et des compétences sociales?

Les points forts, talents et personnalités varient d’un collaborateur à l’autre. Et les branches et profils de poste exigent des compétences très diverses. C’est pourquoi vouloir tout mettre sur le même plan – tout rapporter à un seul modèle de compétences – aurait peu de sens. Souvent, ce sont justement des compétences très différentes ou des traits de caractère opposés qui se complètent et mènent une équipe ou une entreprise au succès.

Afin de procéder, pour un rapport fédéral, à une pondération des compétences et traits de caractère demandés au 21e siècle, j’ai analysé, sur la base d’un total de 26 modèles et listes existants, près de 100 compétences et «skills», puis les ai agrégés (accéder au rapport au format PDF).

Compétences le plus souvent mentionnées dans 26 modèles et listes de compétences (Genner, 2019)

La transformation numérique permet un travail mobile et flexible et pose ainsi des exigences plus élevées en matière d’autogestion. C’est pourquoi il n’est pas étonnant que les compétences personnelles, de plus ou moins grande importance, soient globalement les plus fréquemment citées. Les compétences sociales, avec en leur centre la communication, sont la deuxième catégorie, laquelle est également en lien avec l’écoute, l’empathie, la gestion de la diversité, la sensibilité culturelle et les compétences numériques. Esprit analytique et esprit critique sont étroitement liés et constituent, avec la créativité, des conditions essentielles pour la capacité à résoudre des problèmes, souvent recherchée.

Sur l’ensemble des modèles et listes utilisés, trois compétences se distinguent comment pouvant le plus faire l’objet d’un consensus: la communication, la résolution de problèmes, l’esprit critique.

Si l’on cherche à systématiser, on obtient une nouvelle image, qui offre plus d’ordre, mais moins de pondérations. Le débat actuel relatif à l’avenir du monde du travail est cependant fortement dominé par la transformation numérique. C’est pourquoi la question des compétences numériques revêt une importance particulière. De nombreux modèles classent celles-ci à part, parfois en mentionnant des sous-aspects concrets des «compétences digitales». Dans mon modèle global, ces dernières sont considérées comme des compétences transversales.

Compétences et valeurs fondamentales pour l’ère du numérique (Genner, 2019)

Pourquoi des valeurs fondamentales? La plupart des modèles existants intègrent très peu les valeurs de base ou les traits de caractère. Dans mon modèle, les valeurs fondamentales constituent le socle des compétences. Si le comportement ne reflète pas de manière solide le respect des valeurs, les compétences de la personne n’ont pas nécessairement un effet positif, que ce soit au niveau de la société en général ou au sein des organisations. Les «valeurs de base» de mon modèle s’appuient sur la «psychologie positive». L’humour, l’espoir, l’intégrité et le sens de la vie en sont des éléments centraux. Des compétences telles que la définition de priorités, la tolérance à l’ambiguïté et l’aptitude à ne jamais cesser d’apprendre étaient et restent importantes en période de mutation rapide. Le volume d’informations et de données ainsi que les nombreuses nouvelles sources qui ont émergé avec la numérisation nécessitent des compétences de filtrage.

Ce qu’un modèle de compétences ne peut pas représenter est l’importance de trouver un équilibre entre les opposés, p. ex. entre la culture générale et les connaissances spécialisées, l’analyse et l’intuition, la vie privée et professionnelle, entre l’écoute et la prise de parole, entre le respect de soi et celui d’autrui. Chaque force peut être en même temps, selon le contexte ou la situation, également une faiblesse (et inversement). En outre, avec un modèle de compétences, le risque est de viser une sorte de nivellement, au lieu de voir les avantages d’une équipe riche de sa diversité. Savoir combiner au mieux des profils de compétences variés constitue une tâche de gestion primordiale. Il va de soi qu’en cette époque de rapides changements, être en mesure d’acquérir régulièrement de nouvelles connaissances est un avantage. Les personnes qui aiment aprendre et sont prêtes à évoluer répondent à la grande injonction actuelle: l’agilité.

 

Connecta ne pourra malheureusement pas avoir lieu. Sarah Genner aurait dû figurer parmi les 80 intervenants. Un programme alternatif vous attend avec Connecta TV, Connecta Dok et Connecta Talk. Pour en savoir plus: www.poste.ch/connecta.

Dr. Sarah Genner

Dr. Sarah Genner, chercheuse et professeure, est spécialisée dans les effets des médias numériques sur l’homme, la société et le monde du travail. Son livre «ON/OFF» a remporté le prix Mercator de l’Université de Zurich. Elle enseigne à différentes hautes écoles et est membre de conseil d’administration. Avec sa société GENNER.CC, elle est un trait d’union entre la science et la pratique.

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